La couleur de l’adoption a récemment reçu un texte anonyme. Nous sommes heureux d’en publier quelques extraits car les sujets abordés dans le texte représentent ce que plusieurs pionniers nous ont auparavant partagé. Toutefois, peu d’entre eux ont voulu l’exprimer publiquement.

Souvent, les personnes adoptées ont peur d’être incomprises; comme si questionner son identité signifiait nécessairement être fâché d’avoir été adopté. Comme si de démontrer de l’intérêt pour ses parents biologiques voulait dire que nous n’aimions pas nos parents adoptants! D’ailleurs, plusieurs pionniers de LCDA ont tenu à préciser qu’ils aimaient leur famille québécoise. Et nous n’en doutons aucunement! Car à nos yeux, l’histoire d’origine est conciliable avec l’histoire d’adoption. Mais parfois, les personnes adoptées souhaitent émettre des opinions et remettre certaines choses en perspective.

Voici donc quelques extraits du texte anonyme envoyé à La couleur de l’adoption :

« Le but de ce témoignage est d’aborder sans censure le côté plus noir de l’adoption internationale. Car effectivement on a l’habitude de traiter de ces sujets tabous en chuchotant entre nous. La vérité est que le portrait féerique véhiculé dans les médias ou par la population générale représente plutôt le point de vue des parents adoptifs et surtout, ce qu’ils souhaitent dévoiler. »

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L’adoption internationale est souvent présentée comme une opération de sauvetage ou un acte humanitaire.

« Adopter à l’international est-il un geste réellement altruiste ou un acte plutôt égoïste? Il est difficile d’admettre que choisir d’adopter à l’international, plutôt que localement, peut être motivé par les très minces chances que l’enfant a de retrouver ses parents biologiques. Cette crainte de partager le rôle de parent avec la famille d’origine fait souvent pencher dans la balance en faveur de l’adoption à l’international. Cette décision ne peut donc pas être considérée comme purement altruiste puisque les besoins de l’enfant ne sont pas en tout point tenus pour compte dans cette équation. »

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Plusieurs personnes adoptées se demandent pourquoi et dans quelles conditions elles ont été ‘déclarées disponibles’ pour l’adoption.

« Il est souvent trop douloureux d’admettre que dans certains cas l’adoption internationale est, de près ou de loin, une contribution à un crime contre l’humanité. L’adoption peut être le résultat de l’abandon ou l’enlèvement d’enfants, le trafic humain ou encore les conséquences d’un régime gouvernemental coercitif. »

Selon les conventions internationales en matière de protection de l’enfant, l’adoption devrait être réalisée dans le meilleur intérêt de l’enfant.

« Le bien-être d’un enfant est en tout point relatif : admettre qu’un enfant serait plus confortable dans un pays ‘blanc’ équivaudrait à admettre que la culture occidentale est supérieure aux autres. De plus, au-delà des besoins de base que le pays d’origine pourrait être en mesure de fournir à l’enfant, l’enfant aura éventuellement besoin de s’identifier à des figures d’attachement qui lui ressemblent, d’avoir des réponses à ses questions, d’établir une identité qui lui est propre et de s’approprier une culture comme la sienne.

La visite du pays d’origine peut sembler être une solution à ce manque de réponses. Néanmoins, en entreprenant ces démarches, il faut être conscient du côté lucratif qui accompagne le retour aux sources. En effet, dans le cas des orphelinats de certains pays, ceux-ci exigent des montants astronomiques en échange d’informations dont la véracité reste à prouver. Car une vingtaine d’années plus tard, la nounou qui s’occupait des poupons et le traducteur embauché par l’orphelinat se souviennent-ils véritablement de nous? Est-ce trop prudent de se questionner sur la mémoire de cette nounou et sur l’honnêteté de ce traducteur?

Il est trop commun de se fermer les yeux sur le marché profitable du retour aux origines et il est juste d’affirmer que le commerce de la ‘vérité’ est en pleine expansion. L’obtention de réponses n’est donc pas en tout point garantie, à moins d’adopter une foi sans remise en question dans nos démarches. »

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Car il est parfois difficile pour les personnes adoptées de parler de leur adoption. Elles peuvent avoir peur de ne pas trouver les bons mots, peur d’avoir l’air ingrates ou peur de blesser leur famille adoptante et leur entourage.

« Ce témoignage ne doit pas être vu comme une rébellion contre l’adoption internationale, mais bien une occasion de s’ouvrir les yeux comme société sur un sujet qui est souvent biaisé positivement pour éviter d’en dévoiler les aspects plus sombres. Il demeure très difficile pour un adopté à l’international de parler des conséquences négatives de sa condition, surtout lorsqu’il a passé la majorité de son existence à se faire répéter sans cesse qu’il a été béni par une chance inestimable. Cette personne ne s’ouvrira bien souvent à vous sur ses réels questionnements et ses difficultés que si vous lui démontrez une certaine relativité dans vos propos, et malgré cette ouverture, tout dépend de son propre cheminement personnel. »

 

Mise à jour de LCDA: Suite à la publication de cet article, nous avons reçu plusieurs commentaires de personnes interpellées par l’adoption. Nous souhaitons rappeler que La couleur de l’adoption vise avant tout à donner la voix à des personnes adoptées qui expriment des sentiments similaires, complémentaires ou opposés concernant l’adoption. Il ne s’agit pas d’un exercice pour trouver une unique vision ou une ultime vérité, mais plutôt d’une opportunité d’accueillir les propos de chaque personne adoptée qui ose parler de son histoire et partager ses sentiments, tel qu’elle les conçoit. L’équipe de LCDA est heureuse de contribuer au dialogue entre les personnes adoptées, les parents adoptants et toute les personnes intéressées par l’adoption mais notez que nous nous permettons de modérer les commentaires que nous recevons afin de respecter cet espace privilégié d’expression pour les personnes adoptées.

16 réflexions sur « Tabous de l’adoption: ce que les personnes adoptées chuchotent entre elles »

  1. Ce témoignage a tout mon respect. En effet, ces aspects sombres derrière l’adoption internationale sont rarement discutés, occultés- mais font partie des doutes, questionnements et souffrances des personnes adoptées. Ça vaut la peine d’en parler! Et de travailler à faire en sorte que d’autres solutions se créent dans les pays pour que les premières familles (mères surtout) soient mieux soutenues; pour que des solutions de placement temporaire bienveillantes soient ouvertes en cas de détresse ou manque de sous; pour que l’adoption nationale soit réellement accessible et non juste un voeu pieux….

  2. Suite à la parution dans la page Facebook « adoption internationale » et aux commentaires négatifs exprimés.
    C’est tout à fait possible de « liker » cet article, de comprendre comment la posture de « sauveurs » de certains parents adoptifs a pu faire souffrir nombre d’enfants, et de trouver formidable qu’ils aient la force de s’exprimer, le tout en plus prenant la peine de dire qu’ils aiment leurs parents adoptifs. Cela n’enlève rien au fait que l’adoption est aujourd’hui une des meilleures offres de résilience pour nombre d’enfants … et de parents ! Cela m’est difficile de voir tant de colère (et donc surement tant d’insécurité) envers la parole de nos enfants eux-mêmes devenus grands.
    Bravo les jeunes, affirmez-vous comme êtres humains à part entière, avec toutes vos appartenances réconciliées.
    Mjsibille, psychothérapeute, auteure du livre « Adopter sa famille ».

  3. Bravo Amandine de lever le voile sur ce sujet délicat et complexe ! Le traiter avec tout le respect que les Adopté/es et les couples adoptants méritent est un travail sensible et nécessaire, que vous allez réussir, comme celui que vous avez mené pour  » Ouvrir la voix » sur comment les Femmes noires sont perçues en France et ailleurs.
    Dans ma pratique de 30 ans comme psychosophrologue, j’ai encouragé des personnes à accompagner ce travail sur leurs origines, aussi avec les parents adoptants. Il serait bon que les écoles et autres lieux de paroles existent pour adoucir la gravité du sujet.
    Connaître son histoire personnelle prise dans l’Histoire sociopolitique du Monde aide à la compréhension les uns des autres, pour plus de Tolérance et de partages.
    Bonne Chance dans vos recherches, qui amènent à faire des rencontres humaines passionnantes !
    Bien cordialement
    Florence Colinette
    HALLER à Genève

  4. Pour ma part en tant que parent d’enfant adoptif, le fait d’avoir choisi cette voie est plus tôt le résulta d’un système d’adoption hyper compliqué et engorger. Et surtout désireux de faire de la bureaucratise pour compliquer les choses et en même temps crée des jobs. Pour l’avoir vécu je peux vous dire que pour nous c’étais la meilleur solution, et en bonus sa nous permettais d’aider un petit être. Oui il y a un peu d’égoïste dans ce geste,mais en même temps c’est un besoin naturel dans cette démarche de vouloir être parent .Dans cette démarche il y a une chose importante qu’il ne faut pas oublier ,elle nous permet de grandir et nous montre c’est quoi le vrai amour de l’autre. Et en même temps fait de nous de meilleur personnes. Donc je considère que c’est un cadeau que la vie nous fait de pouvoir adopter et le souhaite à tous ceux qui en on la chance.

  5. Le fait d’adoptée un enfant d’un autre pays, peut être aussi le résultat que les parents naturel de l’enfant ne peuvent s’en occuper comme ils le voudraient. Et plus tôt que de le mettre dans la misère, préfère avoir la douloureuse tâche de l’offrir en adoption pour lui donner une chance de se développer sainement. Il ne faut jamais perdre de vue que se n’est qu’un prêt. Cette enfant nous est confier pour qu’on s’en occupe et le fassions grandir.E t cela n’a absolument rien avoir avec la couleur de la peau, ou la supériorité de la race soyons réaliste une race en vaux une autre . Ce qui compte c’est le bien-être de l’enfant. C’est sur que ces enfants se pose des questions et voient la différence entre leurs parents et eux . Oui il y en a qui on de la difficulté avec cette situation, Je crois que si les parents aime vraiment leurs enfants. Ils devraient toujours être transparent avec leurs enfants pour qu’ils aient un vision clair de la situation. Afin d’éviter des problèmes de perception pour leurs enfants.Être clair ce n’est pas être supérieur pour montrer à l’enfant regarde comme on est bon on t’a sauver. Non c’est lui donner une chance d’être bien dans sa peau et de lui permettre d’avancer sereinement dans la vie.Mais je crois que certain parents on peur de perdre cette enfants qu’ils ont tant désirer . Ils ne se mettent pas à la place de l’enfant et ne comprennent pas ce désir de vouloir retrouver ses racines.donc il manque une chance de donner à cet enfant une chance légitime et enrichissante pour lui. Sa ne veux pas dire qu’il va balayer du revers de la main tout ce qu’il a vécu, au contraire il peux en ressortir encore plus serin ,plus rayonnant et allons même jus- qu’ à dire reconnaissant mais ça c’est une autre histoire PRENEZ BIEN SOIN DE VOUS LES JEUNES, ET PROFITER DE LA VIE

    1. Je crois sue cous n’avez pas. Ien compris la réalité des choses. Dans les pays très pauvres, les enfants prêts à l’adoption sont parfois enlevés à leur famille. Ce n’est pas une maman qui donne son bébé pour le bien-être de celui-ci, ce sont des gens sans scrupules qui s’enrichissent en trafique d’être humain.
      Le scandale de l’arche de zoé en dit long sur ce qui se passe en réalité : les identités des enfants avaient été changées, la plupart avaient encore de la famille prêt à les prendre, certains avaient encore leurs parents qui pensaient les avoir mis dans une sorte de pensionnat. Il allait être enlevés pour être mis en garde dans des familles françaises qui avaient payés pour ça.
      À partir du moment où des gens sont prêts à payer poir avoir un enfant, ils y aura des gens qui en feront un trafic.

      1. Il y a autant de styles et d’histoires d’enfants dans l’adoption que d’enfants dans leur famille naturelle, pourquoi est-ce aussi difficile à accepter ?
        Parce que le « brouhaha social » autour de l’adoption, surtout internationale est immense. On trouve des idéologies révoltantes, du racisme de tous les côtés (y compris du côté de jeunes adultes adoptés et encore pire du côté de parents adoptants), et c’est vrai que c’est dur à encaisser. Il y a des trafics d’enfants mais il y a des adoptions très encadrées, et il y a des parents biologiques qui enferment leur enfant dans une machine à laver et la font tourner (France, 2016), ou d’autres qui les violent.
        C’est pour cela que je crois que la meilleure réponse reste dans le creuset intime de notre famille avec nos enfants, de les accompagner dans leur quête d’une identité affirmée et créative avec toutes leurs appartenances, en fonction de ce qu’ils désirent, et d’arriver à faire taire ce brouhaha, ce qui n’est pas facile surtout avec les réseaux.

        1. Il y a du brouhaha pour celui qui ne veut écouter.
          Il y a du brouhaha pour celui qui est fermé.
          On s’ouvre
          On s’entend
          On s’écoute
          On se comprend…mieux.

          Comment accompagner des enfants lorsqu’on songe à faire taire l’autre. L’autre opinion qui n’a pas été entendue et ainsi écouter qu’une seule réponse: la votre.

          Je suis de ceux qui ne comprennent pas lorsqu’on m’ordonne de me taire et d’écouter qu’une seule voix.
          Je suis de ceux qui aurait aimé échanger.
          Je suis de ceux qui aurait aimé être entendue.
          Je suis de ceux qui aurait aimé tre comprise…un peu.

          Aujourd’hui, fatiguée, j’Adopte la posture de mes interlocuteurs passés.

          1. Il y a du brouhaha de tout côté

            Je suis celle qui pensait avoir essayée d’entendre,
            Je suis celle qui pensait avoir essayée de comprendre,
            Je suis celle qui a essayé d’échanger,
            Manifestement pas assez…ou mal

            Aujourd’hui, fatiguée, ma soeur me manque.

  6. « L’adoption internationale serait de près ou de loin une contribution à un crime contre l’humanité « . Je pense qu’il faudrait repenser le mot  » contribution » car il y a des situations où il ne s’agit pas d’une contribution au crime mais d’une relation entre le crime et l’adoption . Je ne joue pas sur les mots mais c’est important. Il peut par exemple y avoir des conditions néfastes à un peuple ayant gènerées des victimes et des orphelins, par exemple l’ingérence de la France en Vôté d’Ivoire créant des conflits et envoyant son armée tirer sur la foule. Le couple adoptif n’aurait jamais pu adopter l’enfant ivoirien orphelin à cause de la Franceafrique. C’est certain . Mais où est la contribution au crime ? Je pense qu’il faut distinguer les pratiques structurelles d’ingérence de néocolonialisme et de racisme , des démarches individuelles d’adoption. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas avoir conscience des causes et des effets et fermer les yeux.

    1. Et ce qui je veut pas dire que l’adoption contribuant au crime n’existe pas . Mais elle est pas systématique à l’adoption internationale

  7. Ce témoignage me gêne. A vrai dire, ce n’est pas vraiment un témoignage (on ne sait rien de la personne qui l’écrit, de son parcours). C’est plutôt un essai sur l’adoption internationale. Un essai qui occulte que l’adoption internationale, c’est une multitude de réalités. Un essai qui occulte que nombre d’enfants adoptés à l’international, de nos jours, le sont parce qu’aucune famille d’adoption n’a pu être trouvée dans leur pays. Un essai qui dit des choses sur les parents adoptifs qui sont peut-être vrai pour certains d’entre eux, mais pas pour la majorité.
    Je l’avoue, je suis une maman adoptive. Si j’ai décidé de me tourner vers l’adoption internationale, c’est parce qu’on m’a expliqué que mes chances d’adopter dans mon pays (la Suisse) étaient quasi nulles. Ceci étant, nous avons décidé d’adopter dans des pays ayant signé la Convention de la Haye, et qui donc placent l’adoption nationale, voire le placement en famille d’accueil, en priorité. Ce sont aussi des pays qui, dans la mesure de leurs moyens, combattent tout trafic ou corruption autour de l’adoption. Je ne suis pas naïve cependant: il n’est pas facile pour un enfant de grandir sur un autre continent que celui de ses racines. Mais leur blessure profonde n’est pas là: leur blessure, c’est celle de l’abandon, celle d’avoir vécu les premières années de leur vie SEULS, sans le réconfort d’une mère ou d’un père. Car oui, c’est ça l’adoption internationale de nos jours: des enfants qui restent en orphelinat jusqu’à trois ans, le temps que leur pays se soit assuré qu’aucune autre solution que l’adoption internationale ne soit possible. C’est le revers de la médaille de procédures d’adoption dites « propres ». Bref, rien n’est simple dans le monde de l’adoption. Et en tous les cas, il n’y a pas de vérité unique, et chaque témoignage reste une histoire personnelle. La vôtre, la mienne, celle de mes enfants, celle de chaque enfant adopté, celle de chaque parent adoptif.

  8. J aime.

    Les commentaires autre que ceux des adopter serons pour aussi meprisant ridicules et violents que :ceux des blancs qui expliquent aux personnes racisés que le racisme n est pas si grave.
    Autre exemple :
    que ceux des hommes cisgenre qui expliquent que le patriarcat n existe pas….

    Adoptée que j aime ce témoignage… merci
    Je comprend la volonté qu il soit anomyme. J ai revendiquer pleins des éléments exposer: et donc, oser pousser les autres à deconstruire leurs privilèges. Ça amène les gens à des reactions violentes….
    c est dur à subir
    On parle de douleur de produit de consamation humaine pour combler une envie de parentalité suprême.
    C est un comble, qu en essayant de témoigner: les plus privilégiés se pleignent tjs le plus… une norme mondiale!

    A croire qu en tant que marchandise humaine. nous devons sans broncher: une gratitude à toute épreuve.

    Hé bien non!

  9. L’adoption est un long parcours semé d’embûches.
    L’adoption à l’international est plus rapide (même si elle reste malgré tout très longue) que l’adoption « locale ».

  10. Vous venez de dé-placarder une fenêtre pour laisser entrer la lumière sur une réalité sombre et existante, merci Anonyme! Pour supporter vos dires, voici une tranche de vie qui est arrivé tout récemment. J’ai fais un voyage cette été en nouvelle-écosse et je me suis ramassé par hasard dans un petit motel à Lunenburg. J’ai rencontré un couple de Coréen et je leur ai raconté mon histoire d’adopté de Seoul. Ce que j’ai appris par la suite m’a bouleversé. Quand je leur ai mentionné ma date de fête (fictive), ils ont réagi fortement en ce sens ou ils m’ont dit: on pourrait être tes parents, on étaient à Séoul pendant ces années là. Ils répétaient que selon les circonstances entourant mon adoption, j’étais un enfant perdu. Ils m’ont expliqué que durant les années 1970-80, beaucoup de parents perdaient leur enfants dans cette région (Mapo-Ku). Dès que les enfants savaient marcher, plusieurs se perdaient dans la foule des centres d’achats. Les enfants étaient rapporté au centre de polices et ces derniers demandaient de l’argent en échange d’information. La dame me disait que le système était corrompu et beaucoup d’enfant vendu (c’est la raison pour laquelle elle a quitté son pays), tout cela avec une habilité déconcertante. Les agences d’adoption donnait 6 mois aux parents biologiques pour ‘réclamé’ leur enfant comme quoi après il n’avait plus le droit. J’ai 37 ans et je suis allé à Séoul en 2006. Personne ne m’a jamais informé de cette réalité. Il y a même un site internet d’enfant perdu précisément pour cette région: http://www.fmca.kr
    J’avais fermé le livre et voilà que j’apprends qu’il y a peut-être plus de chance que je me sois perdu moi-même, vous imaginez le revirement de situation!

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