Rencontre avec Marie-Hélène Amyot, pionnière du Pérou

Marie-Hélène Amyot a été adoptée du Pérou à l’âge de trois mois. Ses parents sont allés la chercher dans les Andes. Sa famille élargie était déjà habituée; trois de ses cousin.e.s ont également été adopté.e.s du Pérou.

« Comme je n’étais pas la seule adoptée, j’ai toujours été traitée sur le même pied d’égalité que les autres. »

Marie-Hélène Amyot 2

Marie-Hélène n’a jamais eu l’intérêt de retrouver sa famille biologique car elle s’était imaginé qu’il était tout simplement impossible de la retrouver. Jusqu’au jour où elle a entendu l’histoire d’un adopté qui avait retrouvé ses parents.

« C’est comme si une porte s’ouvrait; moi aussi, peut-être que je pourrais reconnecter avec ma famille biologique. »

Marie-Hélène Amyot 5

Marie-Hélène a un fort sentiment d’appartenance à sa terre d’adoption.

« Physiquement, je suis clairement péruvienne. Intérieurement, je me sens très québécoise. »

Mais lorsqu’on lui demande de préciser, Marie-Hélène avoue qu’elle se sent également un peu péruvienne. Elle aime croire qu’une partie de sa personnalité relève de son héritage péruvien.

« J’ai un fort caractère, un tempérament typiquement latin et ça me rassure de penser qu’il m’a été légué par des gens à qui je ressemble, qui m’ont précédée et qui je l’espère, seraient fiers de la personne que je suis devenue. »

Marie-Hélène Amyot 1

Marie-Hélène souhaite que les personnes adoptées marchent la tête haute. Elle qui se considère comme un pont entre les cultures, espère que les gens soient plus ouverts aux différentes cultures.

« Quand j’étais jeune, ma mère m’amenait au Festival des cultures de Drummondville pour aller à la rencontre de d’autres cultures. Encore aujourd’hui j’y vais. Parfois on ne comprend pas pourquoi les adoptés n’assument pas leur culture. En fait, c’est parce que nous ne la connaissons pas! »

Une pensée sur « Rencontre avec Marie-Hélène Amyot, pionnière du Pérou »

  1. Très reconnaissant de lire vos commentaires, comme adopté et mère immigrante qui partage le pays (Pérou) espèrent transmettre à mes enfants de leur culture dans la distance pour les aider à définir leur identité culturelle. D’un autre côté, je suis aussi la facilité de préparation à la recherche des origines de bien comprendre la culture péruvienne.

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