Rencontre avec Johanne Thomson-Sweeny, pionnière d’Haïti

Tout comme plusieurs personnes adoptées, Johanne considère que le deuxième chapitre de son histoire personnelle et familiale débute lors de son atterrissage à l’aéroport Mirabel de Montréal.

« Instead of a stork, it was a plane that brought me from Haiti to Quebec to meet my family when I was three years old. »

Johanne est arrivée d’Haïti en 1996 alors qu’elle avait trois ans. Et pour elle qui a grandi dans une famille anglophone établie dans une province francophone, c’est davantage le débat identitaire linguistique qui l’interpelle.

« Plus jeune, je m’identifiais davantage par ma langue que la couleur de ma peau. Pour moi, la question n’était pas de savoir si j’étais noire ou autre, mais bien si j’étais anglophone, francophone ou bilingue. »

Johanne étudie en travail social à l’Université de Montréal et s’intéresse à l’expérience des personnes adoptées qui sont contactées par leur famille biologique. Pour aborder un tel sujet, il faut faire preuve d’une certaine solidité.

« Racism, being stereotyped, ignorance, they have all enabled me to better understand myself, but also to be proud of who I am. Aujourd’hui, je suis plus certaine de qui je suis, de ma place dans ma famille, ma communauté et la société. »

Malgré tout, Johanne souhaite un jour retourner en Haïti. Elle prépare tranquillement mais sûrement son voyage de retour aux origines.

« C’est cette connaissance de soi qui me laisse croire que je suis sur la bonne voie dans ma préparation psychologique et émotionnelle pour mon retour en Haïti dans quelques années pour célébrer mes 25 ans d’adoption. »

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